Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 20:05

 

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Tes mots sont ma maison, j'y entre. Tu as posé le café sur la table et le pain pour ma bouche. Je vois des fleurs dans la lumière bleue. C'est exactement le paysage que j'aime, il a le visage de ta voix. La pluie rince finement une joie tranquille. Aucune barrière, aucune pièce vide. Désormais tout s'écrit en silence habité. De cette plénitude, je parcours la détermination des choses. L'arbre porte fièrement ses cerises comme un bel ouvrage. Il installe une trêve dans l'interstice des branches. Pas de passion tapageuse mais la rondeur du rouge. Un éclat. Des fleurs, encore lasses d'hiver, se sont maquillées depuis peu. Le soleil astique le cuivre des terres. Peut-on apprendre à reconnaitre l'existence ? La rivière miraculeusement pleine, inonde. La carriole du plaisir est de passage. Des oiseaux aux poissons, les rêves quotidiens font bonne mesure. Tout est bien.



Ile  Eniger

Par Béa
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