Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 18:01

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Ecoute mon désir, il est là, toujours, il m'emmène vers toi, hors de moi, hors de tout, hors du sang qui me fuit, me déserte et me brûle.


Et même si je n'arrive pas, même si je n'arrive pas, écoute dans les ruines de mes os, dans les pierres de ma chair, dans les platres du ciel, écoute.


Il reste un grillon, il reste une chanson.


Tu peux tout retrouver à partir d'elle, tu peux renouer l'alliance, l'air, la folie, la berceuse dans mon sang, dans la voix de mon sang, écoute.




Christian Bobin

 

 

 

 


Par Béa
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 12:01

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Elle tient au creux sa main une goutte de vie,

celle qui se laisse couler mais qui la rattrape quand les pas dérapent.

Elle choisit de la protéger.


Elle accueille sur son visage l'essence d'exister,

une fragrance qui l’enveloppe lorsque le coeur n’en peut plus

de transpirer d’envies insipides.

Elle préfère la nourrir.


Elle porte en son sein la couleur de l'amour, une nuance qui éclabousse

le monde même lorsque les larmes de l’amertume affadissent son horizon audacieux.

Elle rêve de toujours l’étreindre.


Et devant la splendeur du jour qui à lui seul est un miracle,

elle cesse de résister pour s’incliner,

voir éclore dans son regard une divine lueur d’envie est un cadeau du ciel.

De s’être battue contre le silence, d’avoir maudit ce vice de forme,

d’avoir vomi toute sa colère n’étaient que les ornements d’un passage vers d’autres ailleurs.

Le paradoxe d’une patience imposée et l’aspiration outrageuse infligé

par son chemin de foi ne sont que l'une des révélations de son âme en exploration.

Le ciel revient la chercher sans détours, en toute discrétion,

timidement et poliment.

Il n'est rien que l'on ne puisse oublier, mais que l'on doive choisir de lâcher.



Choisir de ne plus retenir.


Rien ne nous appartient.





..Evelyne..

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Béa
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 14:52

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Par Béa
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 07:53

 

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L’amour des mots est revenu avec le soleil sur les pages bleues du petit carnet offert par l’amie. Avec le rire rouge du cœur de l’enfant qui bat dans le jardin. Aujourd’hui, je marche dans les rues d’une ville, sous le beau soleil de juin, baignant mon visage parmi tant de visages inconnus.


Le bleu d’un regard : celle qui vous regarde, intensément bleu, brûlé par les rages intérieurs, par les mille soucis de la vie ordinaire, celle qui va pencher son âme au-dessus des chagrins, des fleurs, celle qui est comme l’oiseau de nulle part que j’admire et envie pour la plénitude constante de son vol.


On peut être anéanti, bien sûr, mais l’on n’est jamais seul puisqu’une fois, une seule fois, une seule pauvre fois, un regard s’est embrasé dans la lumière de nos propres yeux. Que cela est bon de sentir une douceur si légère vous prendre par les bras, vous prendre enfin le cœur pour l’apaiser. Je voudrais faire don de cette offrande majestueuse d’un regard. 

 

 

 

Joel Vernet

 

 

 

 

 


Par Béa
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 17:15

 

Par Béa
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 19:42

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L'essentiel est très peu, vous n'imaginez pas. Moins épais que l'aile d'une libellule, que la lumière éclairant votre parole. Moins lourd qu'un murmure, la nuit, le long d'une rivière, murmure de l'eau entre les pierres. Murmure de la nuit dans la nuit. On a beau me raconter n'importe quoi, m'offrir en partage les idées les plus savantes, mon cœur ne croit qu'en une chose, invisible, impalpable, fuyante, insaisissable, qui nous laisse sans mot. Une chose dont je tairai le nom car il est trop grand, trop beau et, en cela, si naïf.


 

Je tairai ce nom infini qui hurle à la folie dans mon sang. Il ressemble à ces êtres que l'on croise dans les vastes parcs des hôpitaux, assis ou déambulant, chantonnant ou silencieux comme des momies. Ils n'ont tracé aucune route pour leur vie. Ils recherchent un chemin à tâtons, dans les ténèbres. En cela, je leur ressemble. Je remonte à grand peine du fond d'un puits et seul me guide ce rond de lumière au-dessus de mon crâne, cette trappe d'azur, ce bleu grâce auquel j'espère et j'échappe.


Nous avons négligé le simple pour l’insignifiant, nous avons choisi l’or qui tache les mains au lieu de l’amour qui est sans prix. Nous avons choisi la haine, la rancœur, l’amertume et nous ne sommes plus que de maigres feux éteints dans la lande. Oui, je vois des incendies, des désastres partout et quelques pauvres gens qui osent encore, osent encore dire Non mais l’on n’entend même plus leurs voix perdues dans notre nuit commune.


 Ils viennent de très loin, éparpillés dans l’univers, ils viennent des massacres, des misères, des tortures, ils n’ont pas de nom, l’histoire les a broyés dans la grande meule de l’oubli mais ils croient encore au vent léger des mots, à cette brise de fraîcheur, à ce sursaut des reins, à cette marche pour que le soleil ne soit pas du sang sur les pierres, pour que la malédiction ne devienne une fatalité.


Je les vois toutes ces silhouettes, elles viennent parfois dans ma maison, déposent la tristesse de leurs fusils dans l’âtre et je leur offre l’eau et le pain comme aux plus mauvaises heures de l’histoire quand il fallait glisser son nom dans l’ombre, cacher l’espérance dans les chambres clandestines, mordre aux ténèbres des forêts. Quand il fallait choisir l’éclair, la foudre plutôt que le séjour provisoire des mensonges, l’hilarité des bourreaux, la lâcheté des serpents.



Oui, n’abandonnons pas nos sources. Ne laissons pas dévorer nos soleils.



Qu’il n’y ait plus, entre le monde et les livres, que cette lumière que nous offre le visage invisible du lecteur. Cette lumière a tout exigé de moi. Tout. Elle m’a tout pris. Elle a pillé mon âme, mon cœur, mon sang, mes moindres souvenirs. Elle a anéanti les miens. Chacun de mes biens a roulé au ravin. Pour elle, j’ai perdu mes plus petits trésors. J’ai perdu jusqu’au souffle. J’ai marché en aveugle. J’ai erré des siècles pour trouver enfin un refuge, un lieu pour mes haltes et mes vagabondages.


J’ai tout perdu, tout. Qui peut savoir la hauteur de cet abîme ? Je ne possède plus que la pauvreté ensoleillée de chaque phrase.  On n’a pu me dérober la joie et, croyez-moi, la joie, c’est le sommet, oui, le sommet. Nous sommes quelques-uns à veiller tendrement sur cette reine déchue. En effet, qui perd la joie perd la vie !

 

Je vous l’avoue, j’ai visé, cherché l’Inaccessible, le feu d’un absolu. J’ai parfois trouvé de l’or dans la boue du monde. Je vis dans une solitude où le solitaire n’est plus jamais seul. Vous ne pouvez savoir, vous qui êtes heureusement entourées de vie vivante. Vous ne pouvez savoir jusqu’où il m’a fallu marcher, quels ravins j’ai dû entreprendre, quels cols franchir, à quitter pour vivre sur ce chemin de complète incertitude. Cela est pure folie, oui, pure folie. Il y a un prix à payer pour la vérité de la plus brève phrase.


Ce matin, dans l’émerveillement du matin, un merle m’a fait cette révélation en se posant avec une telle grâce sur le muret tremblant du jardin. Il a tourné un instant son bec vers mes deux yeux puis s’est envolé vers l’infini. Comme les vrais livres, les grands livres à la contagion parfois insupportable. Qui sont écrits avec le cœur, le sang luisant du cœur. Ceux-là seuls ont des ailes.


Plus qu’un écrivain, je voudrais être un homme qui a un cœur, mais un homme qui a perdu l’alphabet. Oui, un homme avec un cœur. C’est tout simple, non ? C’est infini, comme la vie qui commence ici, sur ce seuil d’où je vous écris en saluant le tilleul qui penche ses branches vers mes fenêtres. Des hommes, avec un cœur, je n’en ai pas croisés beaucoup. J’écris peut-être pour cela : rencontrer des hommes sur ma route.





Joel Vernet

 

 

 



Par Béa
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 13:21

 

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Aujourd'hui est sans aucun doute un jour habituel...


Mais pourtant c'est aujourd'hui que j'ai envie de vous remercier de tous vos mots et vos présences, de m'accompagner depuis si longtemps avec tant d'indulgence et de fidélité... Il me vient aujourd'hui à vous lire tant de sourires que je ne sais au juste pourquoi... Sans doute parce que je suis bien avec vous, heureuse de vous connaître et vous accompagner vous aussi sur nos routes qui se ressemblent...


Et s'il y a de la lumière dans mes yeux à nouveau, c'est que vous même l'avez allumée...


Et si mon monde respire à nouveau, c'est grâce à votre souffle et votre force, grâce à tout ce que vous donnez... Alors je ne peux en remerciement qu'essayer d'embellir un peu le votre. Mais laissez moi vous dire que c'est vous qui portez mes mots, que je rime pour vous plaire, c'est vous qui me soulevez plus haut que je ne l'aurai imaginé.


Merci de ce bonheur que vous me donnez.
Merci à vous tous que j'aime. Merci de cette nouvelle vie.
Elle vivra aussi longtemps que vous existerez, et aussi longtemps que j'existerai je la vivrai pour vous.

Je vous renvoie ce bonheur, faites le grandir pour vous...




Loukristie

 

 

 


Par Béa
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 19:38

 

Par Béa
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 14:18

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Ton nom est sur mes lèvres,Ton image est dans mes yeux,
Ton souvenir est dans mon coeur : Comment pourrais-tu être absent ?


Ibn' Arabî



Par Béa
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 22:24




Par Béa
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