Un amour qui n'ait pas à revenir, mais non plus à s'en aller. Un amour non soumis, aux frénésies d'aller et venir, d'être éveillés ou endormis, d'appeler ou de se taire.
Un amour pour être ensemble ou pour ne l'être pas, mais aussi pour tous les états intermédiaires.
Un amour qui serait comme ouvrir les yeux. Et peut-être aussi comme les fermer.
L’amour est emportement. L’amour est enthousiasme. L’amour est risque. N’aiment pas et ne sont pas aimés ceux qui veulent épargner,
économiser leurs sentiments. L’amour est générosité. L’amour est prodigalité. L’amour est échange : Qui donne beaucoup reçoit beaucoup car en fin de compte nous possédons ce que nous
donnons.
Aimer, ce n’est pas enfermer l’autre, c’est vouloir que l’autre s’épanouisse, suivre le courant naturel de la vie.
L’amour, c’est savoir accepter l’autre tel qu’il est. Etre joyeux du bonheur qu’il trouve. L’aimer dans sa totalité. Il n’y a pas qu’une seule façon de vivre à deux.
Il y a mille chemins qui conduisent au bonheur et à la paix. Chacun peut trouver sa route dès lors qu’il s’efforce de comprendre l’autre. Pour chaque couple, il y a un chemin singulier. Chaque
couple est unique. Parce que chaque être est unique et que dans la rencontre de deux êtres jaillit un tout unique.
L’amour, chacun doit l’inventer pour soi. Il ne peut y avoir de modèle. Chacun est soi, chacun est origine. Aimer c’est en même temps partager des mots, des regards, des espoirs et des
craintes. L’amour c’est réussir à donner à l’autre confiance en lui.
L’amour n’est pas seulement un miracle né d’une rencontre, il est jour après jour ce que l’on veut qu’il soit.
Après un certain temps, tu apprends la subtile différence
entre tenir une main et enchaîner une âme.
Tu apprends que l'amour n'est pas seulement la recherche
d'un appui et qu'une présence ne signifie pas la sécurité.
Et tu commences à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, que les cadeaux ne sont pas des promesses.
Tu commences à accepter tes défaites en gardant la tête haute et les yeux ouverts,
avec la grâce d’un adulte, non le chagrin d’un enfant.
Et tu apprends à bâtir toutes tes routes sur ton "aujourd'hui",
parce que le sol de tes lendemains est trop incertain
pour faire des plans et le futur a sa façon bien à lui,
de te laisser tomber à mi-chemin.
Après un certain temps, tu apprends que même les rayons de soleil brûlent, si tu en abuses.
Alors tu plantes ton propre jardin et tu décores ton âme au lieu d’attendre que
quelqu’un t’apporte des fleurs.
Et tu apprends que tu peux réellement endurer, avec vaillance,
que tu es fort et que tu as de la valeur.